Trudeau et Macron haussent le ton avant le Sommet du G7

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Trudeau et Macron haussent le ton avant le Sommet du G7

Message par cgelinas » 07 juin 2018, 11:38

Invoquer la sécurité nationale pour justifier les taxes douanières américaines imposées aux alliés de Washington est «risible», faux et aura des conséquences aux États-Unis, ont estimé jeudi le premier ministre canadien Justin Trudeau et le président français Emmanuel Macron.

À la veille du sommet du G7 au Canada, Emmanuel Macron a averti qu'Européens et Japonais ne sont «pas prêts à renoncer à tout pour avoir cette signature» de Donald Trump sur un communiqué commun. Ce serait «une erreur» de «renoncer à tout pour avoir cette signature» et cela mettrait en danger «la pertinence de ce G7», a-t-il ajouté.

Une semaine après l'imposition par Washington de taxes douanières sur l'acier et l'aluminium vendus par ses plus proches alliés, Justin Trudeau s'est à nouveau insurgé contre les arguments américains.

«Ce sont des propos risibles que le Canada, la France, les Européens ... puissent représenter une menace pour la sécurité nationale des États-Unis, car nous sommes les meilleurs alliés que les États-Unis ont eus depuis longtemps», a plaidé le dirigeant canadien, qui recevait M. Macron au Parlement fédéral d'Ottawa.

Le premier ministre canadien et le président français ont prévenu en chœur jeudi que les taxes douanières du président Donald Trump allaient «faire du mal» aux États-Unis eux-mêmes.

«Ces actions inacceptables sont en train de faire mal à ses propres citoyens. Ce sont des emplois américains qui vont être perdus», a ajouté M. Trudeau, tandis que M. Macron a estimé que les taxes décidées par M. Trump «sont contre-productives y compris pour son économie» lors d'une conférence de presse commune peu avant le début d'un G7 sous très haute tension.

Le Canada et la France, tout en souhaitant «tenir les États-Unis dans le concert des nations», sont prêts à envisager la suite sans Washington, a averti M. Macron.

«Le marché des six autres pays du G7 est plus grand que le marché américain», a souligné le président français.


Source: TVA Nouvelles
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Sommet du G7: Macron prêt à accepter l’idée d’un «G6+1»

Message par cgelinas » 07 juin 2018, 11:42

Le président français, Emmanuel Macron, a exhorté jeudi les dirigeants qui seront au sommet du G7 à ne pas céder à la «loi du plus fort» du président américain Donald Trump, quitte à accepter l’idée d’un «G6+1».

«Peut-être que ça lui est égal aujourd’hui au président américain d’être isolé, mais nous ça nous est aussi égal d’être à six», a déclaré M. Macron en conférence de presse au parlement à Ottawa, aux côtés du premier ministre du Canada, Justin Trudeau.

Rappelant que le Canada, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon, formaient ensemble un plus gros marché que les États-Unis, il a appelé à résister à «l’hégémonie brutale» que souhaite imposer Donald Trump et à ne pas se «désagréger».

«Nul d’entre nous n’est éternel», a fait remarquer Emmanuel Macron, pour souligner que le règne autoritaire du président américain prendrait fin un jour et qu’entre-temps, les États ne devaient pas abdiquer leurs responsabilités.

Fortes tensions

À la veille du sommet du G7 dans Charlevoix, les tensions sont fortes entre les puissances mondiales, alors que le président Trump a imposé la semaine dernière des surtaxes douanières sur l’acier et l’aluminium provenant du Canada et des pays de l’Union européenne.

Outre les différends commerciaux, d’autres points de friction subsistent, comme la lutte contre les changements climatiques et l’accord sur le nucléaire iranien.

Le président français a assuré jeudi qu’il ne signerait pas une déclaration commune qui l’obligerait à piler sur ses principes. Il n’a également aucun problème à ce que les États-Unis fassent cavalier seul et refusent de signer un accord commun à la fin du G7.

«On ferait une erreur si on disait qu’on était prêt à renoncer à tout [...] pour avoir sept signataires, car on viderait ce G7 de son contenu», a-t-il indiqué, bien qu’il souhaite avant tout un texte endossé par tout le monde.

Si des doutes subsistent sur la présence de Donald Trump au Québec, Justin Trudeau s’est dit optimiste de voir le président américain en fin de semaine.

«Tout indique qu’il sera là, incluant ses tweets de ce matin», a lancé le premier ministre canadien.

Le «Washington» Post a rapporté jeudi que Donald Trump était contrarié par son voyage au sommet du G7, qu’il perçoit comme une perte de temps à l’approche de son sommet avec le leader nord-coréen, Kim Jung-Un, le 12 juin à Singapour.


Source: TVA Nouvelles
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Et la réplique de Trump

Message par cgelinas » 07 juin 2018, 15:39

G7: Trump se plaint de son voyage au Québec

Donald Trump doit atterrir à Bagotville vendredi matin, mais ce n’est pas de gaieté de cœur que le président des États-Unis participera au Sommet du G7 qui s’ouvre dans Charlevoix.

Selon des informations obtenues par le Washington Post, qui cite trois sources proches de la Maison-Blanche, Donald Trump se serait plaint au sujet du Sommet du G7 qu’il considèrerait comme une distraction à sa rencontre du 12 juin, à Singapour, avec le leader nord-coréen Kim Jong Un.

Le président américain aurait également exprimé sa colère en privé au sujet du premier ministre canadien Justin Trudeau et des représailles commerciales imposées par le Canada aux États-Unis à la suite de l’imposition de tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium. Toujours selon le Washington Post, Trump réfléchirait à de nouvelles façons de pénaliser le Canada.

Après des mois de vaines rencontres bilatérales, le président américain se confrontera vendredi et samedi à La Malbaie directement aux dirigeants du Canada, de trois pays européens, France, Allemagne et Royaume-Uni, ainsi que du Japon, des pays amis qui craignent que la politique de «l'Amérique d'abord» ne se révèle coûteuse pour la croissance mondiale.

Trump craindrait ainsi de perdre son temps sur des enjeux où il est seul contre tous — accord sur le nucléaire iranien et l'escalade tarifaire, entre autres —, des discussions au cours desquelles il risque de se faire faire la morale par ses homologues internationaux.

Ses relations tendues avec la chancelière allemande Angela Merkel ainsi que la première ministre britannique Theresa May, que Trump considère comme trop «politiquement correctes», seraient une autre raison qui expliquerait les réticences de Trump à se présenter dans Charlevoix.

C’est ce qui expliquerait pourquoi la participation – ou non – de Donald Trump au Sommet du G7 a longtemps été remise en question et n’a été confirmée qu’au cours des derniers jours.

Donald Trump n'a démontré aucune intention de mettre de l'eau dans son vin, trop heureux d'être passé à la vitesse supérieure dans sa politique néoprotectionniste, après une première année hésitante.

Il est persuadé qu'en tant que première puissance économique mondiale, il domine le rapport de force et obligera ses partenaires à céder à ses injonctions et à importer plus de produits américains. Même si pour l'instant, Canada et Union européenne résistent et ont répliqué avec des contre-tarifs.

«Il y a peut-être des désaccords, je préfère parler de querelle familiale», dit le conseiller économique du président, Larry Kudlow, qui assure que son patron exige seulement de la «réciprocité».


Source: Journal de Montréal
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